Christian Moueix Merlot Bordeaux 2005 , Code SAQ : 00369405, 16,70 $


Ça c’est une belle expérience de cave pour pas cher (-: commentaire à ne pas prendre personnel! :-)


Jean-Pierre Moueix fait de bon vins dans les grands millésimes. Son pomerol a déjà été abordable mais est beaucoup trop cher maintenant.


J’ai goûté beaucoup de petits bordeaux 2005 mais toujours été déçu par le côté vert des tannins de cabernets et la trop grande acidité pour le peu de fruit. L’acidité de garde, on espère ou on aime.


Le merlot par contre nous offre un beau paradoxe ici, la texture veloutée caractéristique au cépage vient compenser pour une entrée légèrement aqueuse en bouche et s’intensifie jusqu’à de très beaux tannins et une belle présence du fruit en bouche.  Excellent avec une bavette à la moutarde.  Oui c’est un très beau vin et une caisse en cave pour donnera encore un beau vin dans 5 ans. Ça c’est une belle expérience de cave pour pas cher.


La Mission et Les Caudalies

Deux autres vignobles des Cantons de l'Est cette fin de semaine. La mission, entre Bromont et Cowansville (Rte 241) vous offre un éventail de vins de qualité surprenante. Bel endroit pour un pique-nique, apportez vous deux verres inao, quelques tranches de saumon fumé une baguette de pain et une terrine de canard à l'orange avec un peu de moutarde de dijon, un couteau. Le tout dans un sac thermique et hop, la 10 sortie 74 à Bromont direction Cowansville.


En arrivant à la mission demandez leur de vous ouvrir un blanc 2007 au frais et allez vous détendre vers une de leurs belles tables à pique-nique et versez vous ce petit Vidal aux arômes épicés de Gewurztraminer (c’est le Geisenheim), litchi et typique au vidal. En bouche il éclate de saveur, du fruit mais beaucoup d'épices avec un bel équilibre de délicate acidité et d'amertume raffinée. Le caractère épicé demeure longuement en bouche jusqu'en finale. On dirait vraiment un Gewurztraminer et un bon! J'ai très hâte de me servir de ce vin pour faire des moules et des fruits de mer. Il était de plus en plus difficiles de trouver du gewurzt en Ontario et en voici presque et chez nous! Et le vin est solide, nous lui avons fait la vie dure en laissant un bouteille à demie pleine et goûté le surlendemain pour toujours être charmé. Tout un test qu'il gagne haut la main.

La recette de la potion magique au Geisenheim:

Ce matin SAQ Knowlton pour le pinot noir américain, IGA un paquet de moules, vignoble la mission pour leur Vidal 2007 avec du gesenheim qui goûte au Gewurztraminer, une échalote française frite dans l'huile d'olive puis deux échalotes québécoises à peine suées, la tasse de vin blanc à ébullition, les moules jusqu'à l'ouverture: bingo! Un délice, le bonheur: 'Assurance-tourix' a sa potion magique. Facile!

December 19, 2009 at 12:42pm




Courville, Domaine Les Brome, Réserve De Chaunac 2006

De Chaunac, cépage hybride Français ( Seibel 4995) résistant au froid québécois, robe brune laissant croire à un vieux vin. Le fruit mûr de prunes nous confirme un vin à point qui conserve une matière bien tissée et surprenante pour un vin québécois.

Si je continue à trouver de ces petites perles dans mon arrière court mon opinion devra changer concernant ce qui se fait ici.  En réalité, la transition est commencée.  Certaine vignes atteignent un âge intéressant pour la viticulture et les prochaines années risquent d’être particulièrement savoureuses alors je me ferai le plaisir d’aller dénicher quelques prodiges des Cantons.

Ce vin est meilleur que beaucoup de vins rouges Ontariens que l’on veut nous vendre à fort prix.  On nous fait payer cher de vins moyens en Ontario lorsque l’on sort du royaume des blancs. En bonus nous auront droit à ces petites cerises amères dont je ne raffole pas et radotte la présence.  Grande exception au Domaine Jordanne qui au millésime 2004, Clos Jordanne Pinot noir, nous aura donné un grand vin sans amertume typique.  J’ai pensé à un Clos St-Jacques, Gevrey-Chambertin 1998 et je fut très heureux dans mon imaginaire et mes souvenirs.  Alors je suis mûr pour changer beaucoup d’opinion! L’ouverture d’esprit sera de mise.

Réserve de Chaunac 2006 sent aussi le bourgogne, le vieux bourgogne, robe aidant.  Petits fruits murs, il ne manquerait qu’un peu de basse-court pour nous confondre.  En bouche aussi, belle structure, raffinée, beaucoup de classe.  Très impressionnant par la qualité de son élevage. À boire tout de suite, en pensant boire une bonne vieille bouteille sortant d’un cellier bien réfrigéré. Il confondra tous à l'aveugle.

Les maux de têtes et le vin

5 onces de vins, c’est beaucoup de vin dans un verre. Pourquoi faut-il lorsqu’au resto je me doive de toujours arrêter le  serveur de remplir mon verre?  Même dans de grands verres, pas trop de vin dans le verre et son vin respire bien. À peine une gorgée bue on veux le remplir encore une fois...non...”je m’en chargerai s’il vous plait”

 2 verres de 5 onces de vins s’avèrent la dose d'alcool recommandée, bon plutôt maximum par jour, 5 onces ce n’est pas très ‘vinicole’ comme mesure; outre les bars à vin qui vont nous offrir 2 oz ou 4 oz pour un verre. 2 verres de 5 onces ça donne 296 ml soit un peu moins qu’une demie bouteille (375ml).  Ha! alors là on parle le langage du 'buveur' de vin!  Une demie bouteille par personne, une bouteille à deux et on est juste un peu au-dessus de la proportion recommandée pour la bonne santé.

C’est aussi ce que je peux prendre, à mon âge, pour être confortable et bien dormir.  Un peu plus et j’aurai mal à la tête à moins que le taux de souffre soit très bas comme dans les vins agro-biologiques en général.  La SAQ ne donne plus ces renseignements de laboratoire au sujet de l’anhydride sulfureux mais j’en ai eu assez pour savoir qu’un bon producteur fera un vin avec moins de 40ppm SO2 volatile et 40 ppm non-volatile.  Plus de 55 PPM et le mal de tête est garanti!

Je me souviens du Garnacha Castillo de Monseran Carinena qui à son arrivée il y a quelques années nous donnait au goût un très beau vin pour le prix...mais avec un mal de bloc assuré.  Je n’ai ai plus jamais repris.  Château Mourgues Grès Galets Rouges Costières de Nîmes aura été très intéressant pendant plusieurs millésimes jusqu’à une année où son SO2 aura été trop élevé, j’ai aussi cessé de le suivre depuis.  En général, dans les bons millésimes, les quantité de SO2 sont moindres.

C’est facile à comprendre, les raisins sont alors de meilleure qualité, la conservation nécessite moins de souffre.  Règle générale: meilleur millésime moins de souffre; meilleur vin, moins de souffre.  Ça se voit aussi chez les producteurs: meilleur producteur, moins de souffre.  Mais attention, un vin de négociant peut être très différent des clos appartenant au producteur.  Ainsi Tardieu-Laurent, un (en fait 2) producteur à qui je voue une grande estime et une place de choix dans ma cave, nous donne en 2007 deux petits vins garant de mal de bloc même s’ils sont excellents au goût et proviennent d’un très bon millésime dans le sud de la France.  J’en suis particulièrement triste mais je ne conserverai pas ces deux petits en cave pour vérifier s’ils se bonifieront et si nous pourrons les boire dans quelques années sans problème.  Pas assez mazo et d’autres vins existent. Il est possible aussi que pour fin d’exportation on augmente particulièrement les quantités de souffre ( et de souffrance) car un vin qui voyage a besoin d’un peu plus de protection.  Vous aurez noté, grands voyageurs, que le vin goûté sur place demeure bien différent du même acheté ici.  En voici un facteur.

Vincent Girardin, excellent producteur bourguignon, nous donne un Marange 1er Cru année en année de grande qualité: 2002 25PPM de SO2 volatile (presqu’un exploit), 2003 millésime chaud 55ppm, dur pour le coco. Je continue de suivre le producteur car j’ai foi en lui mais je trouve que les petits pinot noir américains ( ils voyagent moins en plus d’avoir des millésimes plus constant) nous en donnent beaucoup pour notre argent.

Le mal de tête est possiblement un peu plus compliqué que le niveau de SO2 par contre.  S’il serait facile de faire des statistiques à partir des données des labos de la SAQ, ne vous attendez pas à ce que d’expériences rigoureuses soient faîtes.  Les lobby du vins ne se trouvent pas dans l’antichambre mais bien directement dans le lit en ce qui nous concerne.  Les profits des ventes de la SAQ s’élèvent beaucoup trop hauts pour que quelques milliers de dollars s’investissent dans des recherches prouvant un lien entre un mal de tête et la consommation autre qu’une cuite solide.

Alors que savons nous jusqu’à maintenant.

  1. 1.certaines personnes sont carrément allergique au souffre et ici pas de vin pour eux.

  2. 2.beaucoup sont intolérantes au souffre, pas trop de vins pour eux; mais ici les marges peuvent être grandes.  Probablement de un verre  jusqu’à deux bouteilles et plus pour certains et , oui, aussi jusqu’à la perte de conscience pour un vrai ivrogne mais là ce sera l’alcool pas le souffre!


On nous jette aussi l’argument que les fruits secs contiennent des doses beaucoup plus élevées de souffre que le vin, jusqu’à 200ppm ( j’ai vu 2000 aussi!) si je me souviens bien! Ha non vous ne me prendrai pas à mangé 375 ml de pruneaux secs pour en vérifier les conséquences. 375 ml de pruneaux, ça fait du pruneau ça madame!

Pour des raisons économiques ( lire gros profits ) on ( lire du producteurs aux distributeurs ) ne veut pas que le lien entre le souffre et les maux de têtes soit fait.  On peut être allergique à certains degrés, penser au  rhume des foins et aux allergies aux chiens et aux chats. Différents niveaux d’allergies peuvent être atteint et même changer de fois en fois ou d’époque en époque selon l’exposition pour la même personne. Mais on connait en général l’effet bienfaisant des antihistaminiques pour les cas d’allergie.  Le thé noir est reconnu comme contenant une molécule antihistaminique

If you suffer from headaches and/or flushed skin when drinking wine, try drinking a cup of black
tea before you drink the wine. If you will be drinking over the course of an evening, have another
cup or two of black tea during the evening. Quercetin, a bioflavonoid found in black tea,
significantly inhibits the headache/flush response (which is an inflammatory effect from
histamines), according to Tareq Khan, M.D., a pain expert with St. Luke's Episcopal Hospital in
Houston, Texas.
    If the problem you suffer from is bloating dye to alcohol's dehydrating and water retention
effects, try munching on magnesium-rich snacks like dark chocolate

Donc seul médecin au Texas, sans faire le lien aux sulfites , parle d’une augmentation d’histamines à la suite de consommation de vin rouge et recommande le thé noir avant la consommation de vin de façon à réduire de façon naturelle l'intolérance. Si 1 +1 =2 chez vous aussi...Claritin, antihistaminiques , Rhume des foins etc....

Depuis deux semaines, entre le thé noir dans ma vie...et bye bye les maux de têtes des petits vins de semaines.  Une tasse à 16 heures et une autre si je prends un verre  de plus qu’une demie bouteille: le bonheur...

On ne parle pas de la déshydratation d’une cuite d’une bouteille et plus par personne ici mais d’une consommation ‘saine’ ( moins de 375 ml).

Pour ceux qui vont essayer je suis intéressé à avoir des commentaires...mais ne perdez pas de temps à me dire que les conséquences de l’ajout de souffre dans le vins est une légende urbaine...je ne fais pas de lobby pour personne ;-)




Le Montrachet des Pauvres

Chardonnay Château St-Jean Robert Young Californie 2006
Code SAQ : 00870345 Prix régulier : 47,75 $
CUP : 00089819 054305

Le Montrachet des pauvres....enfin pas si pauvre... Il sera décrié par les connaisseurs comme étant trop boisé, loin de la complexité des Montrachet (surtout des meilleurs) et où sera cette grande profondeur des plus grands vins? Bon d'accord mais vous voulez avoir une idée à moins de 500$ voici un vin d'une grande richesse, superbe nez, oui beaucoup de vanille, trop de beurre mais cette combinaison au nez comme en bouche de beurre citronné au caramel butter scotch demeure assez impressionnante et très singulière. Belle expérience. Goûté à la station de dégustation SAQ il devait être ouvert depuis quelques jours, je décanterai alors une bouteille au moins 4 heures.


Niagara 2008

De retour de notre périple quasi annuel, encore une fois quel bonheur de vivre une évasion vinicole à Niagara-on-the-Lake :  fines dégustations, grandes marches le long du Niagara Parkway sous les arbres immenses, vues sur la rivière, vues sur les vignobles et quelques oiseaux inattendus nous charment et nous permettent de décrocher à chaque fois.

Les restaurants dans les vignobles offrent une expérience différente les uns des autres et ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes.  Par contre, il ne faut jamais manquer le restaurant de Hillebrand.  Nous y allons le midi et en sortons ravis , quasi ébahis   à toutes les fois. Ne ratez pas leur Chardonnay Showcase, une très belle expérience.
 
Cette année, c’est un nouveau vignoble qui a gagné notre coeur: Southbrook Vineyards

Nous avons, ma conjointe et moi, été reçus au paradis biologique par des anges. Allez consulter leur site pour voir jusqu’à quel point vibre leur engagement pour les bienfaits envers notre planète. Goûtez leur Sauvignon blanc, leur Chardonnay, et même, une Syrah et leurs liquoreux.  Sur la terrasse, on vous sert de petites pizza originales élaborées avec savoir faire gastronomique que l’on agence avec les vins et ce, pour peu de frais.


Henry of Pelham, régulier comme une horloge dans sa qualité, prix abordables.  Nous avons donné une seconde chance à Strewn Vineyards et leur restaurant La Cachette.  On rapporte quelques vins dont un Selected Late Harvest Vidal 2006 et un Riesling 2006 mais on pourrait s’attendre à un peu plus de qualité, autant au niveau des vins que du restaurant.  En soirée, la qualité du restaurant saura peut-être se rehausser comme les vins qui sont servis un peu jeunes puisque leur niveau d’acidité supplante le fruit un peu trop....je suis optimiste de nature.


Du charme, Lailey’s vineyard; de la grande classe, Peller Estates. Peller appartient au même propriétaire que Hillebrand.  Ils ont aussi un restaurant de très haut niveau.  J’ai l’impression que Hillebrand se dirige vers des vins à plus grande échelle et que Peller vise une plus grande qualité.  On aura en général plus de boisé chez Peller et de bon vins de semaine chez Hillebrand, mais un des plus grands vins dégusté aura été le Riesling Icewine Signature Series 2006; toute la richesse de texture et du sucré typique des meilleurs Icewine mais aussi la délicatesse du fruité du Riesling: excellent.


Déception chez Vineland, les vins, beaucoup trop acides se dégustent mal.  Ils sont beaucoup trop jeunes et difficiles à apprécier.  On voudrait un peu de fruit mais surtout des vins prêts à boire.  Il y a probablement beaucoup trop de touristes chez eux dans certaines périodes pour pouvoir apprécier leurs vins.  Il ne peuvent suffire à la demande.  Pas assez de vins, les nouveaux millésimes seront offert trop rapidement.  Le succès a des répercussions comme Sonoma et Napa en Californie, maintenant des foires à touristes.  Aux USA, les bons vins sont vendus rapidement même aux supers- marchés. Il ne reste en dégustation que ceux qu’ils ne peuvent vendre facilement, pas toujours les meilleurs.

J’ai l’impression que nous avons à sept heures de route de Montréal, un joyau à apprécier le plus rapidement possible car l’érosion touristique aura raison de son charme peu à peu.  Ne repoussez plus votre voyage si vous n’y êtes pas encore allés et retournez y rapidement car l’équilibre entre le charme du petit et la popularité du colosse se joue rapidement.


Un essai gastronomique

Ouvrez une bouteille de Pinot noir Blackstone Montery county Californie 2005 Code SAQ : 10544811 $19.90

Maintenant disponible en produit régulier de la SAQ.  Goûtez au vin: un bon nez de framboise, ça pinotte – un peu mince, les fruits sont mûrs; remarquez qu’il a un petit côté aqueux, on ne peux demander beaucoup mieux pour un pinot à 20$.

Maintenant faîtes vous une petite entrée de truite fumée avec un peu d’oignons, huile d'olive et poivre. Simple mais efficace, goûtez maintenant au pinot noir qui aurait du souffrir un peu de la présence des oignons crus mais qui perds son côté aqueux et prends un peu plus d’ampleur.  Intéressant non?



Les vins du Rhône en 2004 : chaud millésime, grands crus ( et les 2007 sont encore meilleurs)
 
 
2003 a battu des records de chaleur en France, 2004 est chaud mais plus équilibré avec des raisins moins surmaturés –  je goûte à peu près à tout ce que je peux trouver dans les vins villages de la Côte du Rhône en 2004.
 
En importation privée, le Côtes du Rhône St Cosme m’a convaincu à l’été 2005, à son arrivée, il avait presque toute la douceur d’un Bourgogne, j’en ai acheté une caisse et ai regardé prendre du coffre comme son grand frère les Deux Albions ( le 2003 était très bon, le 2004 suit tout aussi bien). Au Québec, l’été 2005 aura  été très chaud ou aura connu de grandes chaleurs et les petits cdr (Côtes du Rhône) se boivent très bien, les bouteilles de Saint Cosme se sont bu trop rapidement. En tant que Québécois, il nous est permis dans les grandes chaleurs de boire autre chose que du rosé même si les terrasses de France débordent de pichets de rosé sur les tables – le caviste vous sera reconnaissant de lui faire sortir un  petit Gigondas d’un producteur presqu’inconnu, profitez-en.  Ici, je continue à faire la même chose et au diable le rosé, bienvenue les cdr.
 
Au printemps 2006 arrive le salon des vins de Montréal, le St Cosme 2004 cdr revient, et encore une autre caisse; cette fois-ci avec les deux Albions 2004 : toujours un régal .  Dégustation professionnelle des vins du Rhône à l’automne, je me concentre sur les 2004 et je suis ravi.  Je retrouve du Saint Cosme cdr 2004 et hop une autre caisse.  Je me trouve chanceux. Rézin nous a offert le Château la Montagnette 2004 qui, aussi, aura été un délice pendant l’été.  Vous trouverez dans le produit régulier un Perrin Réserve 2004 pour 15$ de grand rapport qualité prix.
 
Si 2003 en Rhône m’a permis de déguster les meilleurs jeunes Cornas jusqu’à maintenant, au sud 2004 est un régal du plus petit au plus grand.

Monier de La Sizeranne Hermitage 2004 Chapoutier Code SAQ : 10259884
$86
 
Du nord mais le vin le plus impressionnant dégusté dans cet exercice : racé, mûr et complexe. 96/100
 
Clos de Cuminaille Pierre Gaillard St-Joseph 2004 Code SAQ : 00860353 $39
 
Meilleur rapport qualité prix, mur équilibré, grande harmonie et très généreux. 96/100
 
La Landonne Delas Frères Côte-Rotie 2004 Code SAQ IP: 702290 $140
 
Septentrional, de la grâce tout en finesse et harmonie, pénétrant et d’une souplesse exemplaire. 95/100
 
Le Grand Pompée Paul Jaboulet St-Joseph 2004 Code SAQ : 00185637 $27.10
 
Grand rapport qualité prix: du fruit plein la bouche et très rafiné en texture comme en tannins s’implantant profondément: 95/100
 
Les Hauts de Montmirail Domaine Brusset Gigondas 2004 E12
 
Un producteur se cherchant un importateur, remarquez qu’à 12 euros on ne retrouve pas de Gigondas au Québec, il faudra additionner le profit que nos gouvernements donneront éventuellement aux compagnies pharmaceutiques pour nous permettre de boire et travailler plus longtemps.
Le fruit se raffine d’un grand velouté, structuré et voluptueux: excellent. 95/100
 
Les Christins Perrins & Fils Vacqueyras 2004 Code SAQ : 00872937 $22.90
 
Plus petit prix mais à ne pas manquer – excellent, fruité et corsé, ample et solide: très bon 93/100
Les Chabrilles Domaine Brusset Cairannes  Côtes du Rhône Villages2004 E 6.50
 
Très rond et harmonieux, souple et en délicatesse mais pourtant chaleureux – le nez est très fermé, le vin pourra peut-être s’exprimer encore plus en carafe. 92/100

Château Trignon Vignoble Jérôme Quiot Côtes du Rhône Villages Rasteau 2004 IP $23.90

Nez fermé mais la bouche est très fruitée avec beaucoup de corps, ample et intense. 92/100

Château Trignon Vignoble Jérôme Quiot Côtes du Rhône Villages Sablet 2004 IP $22.85

Fruité très frais avec belle intensité des tannins, ample et s’intensifiant. 92/100
 
Peur Bleue Château La Gardine Châteauneuf du Pape 2004 Code SAQ : IP 10634641 $70

Arômes intenses et animales, très fruité avec beaucoup de corps et de volume : fort, corsé. 92/100
 
Artémia Château Pesquié Côtes du Ventoux 2004 IP $40

Fruité et avec de la matière, texture veloutée et vin puissant. 92/100
 
Pierre Gaillard Domaine Pierre Gaillard Côte Roties 2004 Code SAQ : 731133 $68

Rond et tannins honnêtes, gras et chaleureux. 91/100
 
Les Grandes Vignes du Roy Côtes du Rhône 2004 Code SAQ : IP 10481750 $21

Nez fermé : bouche sphérique et harmonieux, racé et satisfaisant. 91/100
 
Château D’Aqueria Lirac 2004 Code SAQ : IP  $18

Régal et concentré; bon équilibre et dense. 91/100
 
Les Grandes Vignes du Roy Côtes du Rhône Village Rasteau 2004 Code SAQ : IP $26

Goûteux et trapu, de la mâche et épicé. 90/100
 
La Bernardine M Chapoutier Châteauneuf du Pape 2004 Code SAQ : 10455359 $42.25

Fruité et fondu, soyeux et satisfaisant. 90/100



Niagara 2006-05-22

Arrivée chez Strewn

Notre passage chez Strewn a été un peu décevant.   Nous avons même remis en question notre rituel. Au restaurant, la soupe du   jour, une crème de céleri, plutôt fade nous laisse un peu interrogatifs : saumon juste un peu trop cuit et caille réchauffée beaucoup trop de fois confirment à l'unisson. Le pain   au thym par contre est excellent. Nous avons faim pourtant.   Servie   en plat du jour, la caille est sèche bien que mangeable, elle remet définitivement en question la qualité ce restaurant qui est tout de même adjacent à une école de cuisine. Cerise sur le Sunday ou plutôt clou dans le cercueil, on avait souligné une allergie au poivron alors le piment rouge   de la sauce du poisson prépare un argument marteau. L'élève a-t-il coulé son cours ?

Peu de bons vins nous sont offerts dans la carte des vins et malheureusement à prix trop élevé comparativement à la boutique de dégustation à deux pas ! Peu de bons vins   en dégustation non plus.   Faut-il souligner une note excellente ? Absolument : un achat obligatoire et rapport qualité prix imbattable, un Riesling-Gewurtztraminer 2005 à $11 disponible à la LCBO. Nez intense typique de litchi et pétrole, densité de la glycérine, le fruit en bouche est excellent avec une longue finale :   du bonbon.

Lailey Vineyard

Voici l'arrivée du chêne Canadien : Notre premier essaie : un chardonnay, noblesse oblige, 2004 VQA à 29$. La robe est jaune verte et assez transparente. Nez de bananes assez typique. Intense même fort et très alcoolisé avec retour en caramel butter scotch puissant, en fait, très scotch avec une longue finale.   Très bon mais surtout pour l'amateur de bois pur comme celui ou celle qui aime vraiment le scotch : est-ce la caractéristique du chêne Canadien ?   si oui la question principale demeure le temps de vieillissement pour que les saveurs dominantes du bois s'estompent pour laisser place à la complexité du vin ? 2 ans, 3ans, 5 ans ? Le fruit subsistera-t-il ? Possiblement.

Le même vin, vinifié à l'aide de chêne français nous donne plus de texture et plus d'accessibilité comme on doit s'y attendre. Lailey Vinneyard Chardonnay ‘Barrel Fermented' 2004  20$: 11 mois en barriques de chêne français. Le nez est beaucoup plus discret, léger mais l'entrée en bouche est puissante et de texture particulièrement veloutée, très bon fruit avec une longue finale : excellent vin.

Lailey Vineyard 2004 Vidal Icewine VQA 28$ 200 ml.

Robe jaune or, nez de beurre et de miel, intense ; puissant, riche, très dense, beau fruit et bonne finale. À acheter.

Lailey Vineyard   2003 Riesling Icewine VQA 35$ 200 ml

La robe évoluée me fait douter de la qualité du vin immédiatement, l'alcool puissant aussi, serait-il vinifié en chêne Canadien ? Non, la sympathique femme du sommelier nous confirme que le vin est correct, et plus tard elle nous révèle que les raisins proviennent d'un voisin qu'ils doivent surveiller particulièrement.   En effet, le vin est très évolué et très déroutant. L'alcool super puissant cache le fruit et domine sur toute la structure du vin. La complexité du vin pourrait le propulser au plus haut niveau, fabuleusement construit nous y sommes presque, mais la dominance d'un goût trop exagéré et douteux ne plaira sûrement qu'à un petit groupe qui eux se régaleront ! Si vous en aimez les saveurs, vous achèterez un grand vin, sinon passer go mais apprécier la charpente exceptionnelle de ce vin. La qualité du vinificateur est évidente ici.

Assez impressionné par la qualité évidente de leur vin, nous y sommes retournés le lendemain pour une dégustation un peu plus détaillée, nous avons été bien servi.

Leur Cabernet Franc nous permettra de poursuivre l’introduction au chêne Canadien.

 Lailey Vineyard Cabernet Franc 2003 Canadian oak VQA 20$/375ml 40$/750ml

Pas de présence de scotch au boisé alors nous n’avons pas trouvé de caractéristique propre au chêne Canadien encore. La robe est grenat violette et le nez nous donne du fumé et du chocolat, intéressant et prometteur.  L’entrée en bouche nous procure une peu d’amertume, du côté du cornichon à l’aneth plutôt que de la petite cerise amère caractéristique du rouge de Niagara. Le fruit est franc, le corps voluptueux et bien équilibré avec une bonne finale.  Impressionnant, il me redonne espoir au rouge de la péninsule, mais le rapport qualité –prix demeure difficile.  Nous avons ici un bon vin (91/100 en évaluation subjective et identique en Notation Presto). Mais à 40$ cela ne demeure qu’une curiosité et non un bon achat.  Mais pour faire notre éducation sur le chêne Canadien, il devient un incontournable.

Et oui car le Cabernet Franc du même millésime, sans chêne Canadien, nous donne un vin juste un peu inférieur. 90/100 et 89 NP

Toujours de la fumée au nez mais un peu de bacon au lieu du chocolat, encore de l’amertume élégante en bouche, mais beaucoup de corps. Lailey Vineyard Cabernet Franc 2003 VQA 29$ 750ml

 

Le meilleur achat se situera au niveau de leur Sauvignon blanc 2005. 92/100 18$

De couleur transparente, citron et pamplemousse typiques au nez, bon fruit en bouche, bel équilibre et complexité.

Un peu plus dans les prochaines semaines...


 

 

Les petits vins de semaine : pour que le Pion devienne Dame
 
Il y a quelques années nous avions beaucoup aimé un Laguna de Nava Réserve 97.  Assez pour en acheter à la caisse et ne pas s'en lasser et y revenir souvent, bon pas à tous les jours mais on y revenait tout le temps.  Fruit, structure et matière intéressante : c'est le secret de petit vin de semaine à qui l'on demande d'avoir un rapport qualité prix exceptionnel.


Juste auparavant il y avait eu le Castillo de Almansa 1999, à 12$ solide comme un Bordeaux et évoluant à l'aération , il surprenait tout le monde par sa qualité et sa longue finale nous faisait remettre en doute son prix.  À cette époque nous étions prêt à mettre 15$ pour une grenache de Guelbenzu 99, encore une fois Espagnol mais depuis un jeu de cache cache avec le millésime nous y a détaché quelque peu.  Car ce vin de table, toujours excellent, cache son année d'embouteillage sur le bouchon sous la capsule et vous ne saurez pas ce que vous avez acheter avant d'ouvrir la bouteille – un jeu pour novice. Mais ah, l'Espagne que de bon petits vins pour petit buget, vous désirez un peu de boisé et le goût de la vanille, il y aura toujours un Candidato pour moins de 10$ qui vous ‘sauvera le palais'.


Mais un des meilleurs fût sans contredit un autre tempranillo / grenache, soit le Torrelongares 2001 Crianza et comme il arrive quelques fois, supérieur à son grand frère le Reserva 97 - il nous faudra surveiller l'arrivée du 2001 pour nous rappeler de longs souvenirs. Pendant plus d'un an, les inventaires de la SAQ nous auront choyés, ce vin, le crianza 2001, est demeuré disponible en quantité et ici se situe LE grand test pour un petit vin : nous en lasserons- nous ?  Un an et demi s'écoule, et nous y revenons toujours , le faisant découvrir aux plus jeunes qui se cherchent un vin pour pas cher et même aux plus vieux qui demeurent toujours à l'affût du bon rapport qualité prix.  Dans les soupers de famille ou les rencontres d'affaires, il reste difficile à déloger et l'on ne s'en plaint pas.
 
Pourtant à cette époque d'autres bon vins étaient aussi disponibles. On s'éloigne de l'Espagne mais pas de la langue et l'Argentine nous en donne beaucoup pour notre argent.  Le Cabernet sauvignon Bois de Chaîne de Trapiche nous épatera année après année pour la structure bien intégrée de son fruit caractéristique et de son boisé.  Un des grands producteurs du pays, Famillia Rutini, nous donne un Cabernet sauvignon Trumpeter avec encore plus de corp, d'amplitude et de structure mais cette fois-ci nous atteignons la barres de 15$ et ce que nous exigerons de plus, nous l'auront !  Le Malbec de Trumpeter aussi pourra satisfaire un goût de diversité et d'unicité et rends bien compte de la qualité de ce cépage en Argentine.  Founisseur des raisins pour une autre grande maison, Catena nous permettra alors de gravir un échelon de plus en matière de complexité densité de fruit.  Mais si nous venons de passer de 10$ à 20$ avec les mêmes exigences de rapport qualité prix avons nous doublé le plaisir ?
 
La satisfaction est là, c'est sûr mais plus le prix hausse et plus il devient difficile de trouver des étoiles aussi lumineuses dans leur catégorie. La bouteille à 100$ ne sera pas 10 fois meilleures que celle à 10$ mais trouver celle qui brillera dans son rang et nous donnera pleine satisfaction demeure un grand challenge. Voici pourquoi la cave devient nécessaire, nous prendrons alors grands soins de ces bouteilles en espérant qu'un manque d'électricité ou un mauvais bouchon ne viendront pas gâché notre plaisir.
 
Aujourd'hui nous trouvons notre plaisir dans la Syrah 2003 de Dunnagan Hills de R.H. Philips.  Ainsi les Américains ne seront pas laissé pour compte.  Le fruit déborde, la texture veloutée nous enchante ; bonne matière et j'avoue, difficile à battre.  Les vins de la caves en prennent pour leur rhume.  Si un vin à 15$ rencontre le défi de se laisser boire au quotidien, la conséquence de hausser notre demande de qualité suit tout autant. La bouteille sortant de la cave doit bien se comporter. Mail s'il y a de plus en plus de mauvais vins à 100$, heureusement, il y a de plus en plus de bons vins à 15$ !

 


 

La Péninsule du Niagara visite 2005


À chaque année ou presque un pèlerinage à la péninsule du Niagara s'impose. L'an dernier le grand gagnant fut Henri of Pelham, Peller et Vineland les années auparavant, ils demeurent un plaisir à revisiter, constant dans leur qualité et leur accueil. Certain tombent, des géants comme le Château des Charmes, lorsque la qualité baisse ; de petites découvertes aussi pour des raisons incompréhensibles ou simplement inexpliquées. Mais si le charme du Château peut s'estomper, celui de Niagara-on-the-Lake et la beauté de toute la péninsule nous enchantent à chaque fois.

L'arrivée.

6 heures de route de Montréal valent un repas digne et reposant. Notre classique, Strewn où une école de cuisine nous assure de la qualité et un service adéquat, la salle à manger très agréable et même une terrasse par beau temps. Un arrêt obligatoire, vous y trouverez un IceWine 2001 fait de Vidal, génial ; 96/100 disponible en boutique comme au restaurant: riche , complexe, structuré et très généreux comme on s'attend des meilleurs IceWine, avec leur excellente crème brûlée, ce fut ma fête!

Deux vins de grand rapport qualité /prix:

Strewn Pinot Blanc 2004 14$ 90/100 ample +14, intense +12 velouté +20 et costaud +11 = 57 soit 92/100 techniquement.Notation Presto©

Strewn Chardonnay Unwooded 2004 13$ 90/100 savoureux +13, riche +14, onctueux +17 et long en bouche +12 = 56 soit 92 techniquement. Notation Presto©

Hillebrand

Une expérience particulièrement intéressante nous attendais chez Hillebrand. Depuis longtemps nous connaissons la qualité des ses Chardonnays, les plus petits comme ses plus grands. Cette fois on nous offre une dégustation des Chardonnays 2003 élevés en fut de chêne français de régions différentes, grande opportunité d'apprentissage pour tous les dégustateurs.

3 vignobles, 4 barriques Françaises

Hillebrand Chardonnay 2003 'Froese Vinyard' Barrique #1056 Chêne de Vosges 30$ 89/100

fruité +11, ordinaire -4, élégant +3, plein +6 =16 soit 83/100

Hillebrand Chardonnay 2003 'Froese Vinyard' Barrique #2388 Chêne de Nevers 30$ 90/100

riche +19, corsé +19, volume+9, puissant +10= 57 soit 92/100

Hillebrand Chardonnay 2003 'Froese Vinyard' Barrique #7062 Chêne de Jupilles 30$ 90/100

vif +4, intense +12, volume +9, musclé +16 = 41 soit 88/100

Hillebrand Chardonnay 2003 'Oliviera Vinyard' Barrique #1053 Chêne de Vosges 30$ 90/100

franc +7, honnête +2, charnu +5, satisfaisant +0= 14 soit 82/100

Hillebrand Chardonnay 2003 'Glendake Vinyard' Barrique #2363 Chêne de Nevers 30$ 94/100

grâce +22, complexe +20, structuré +21, généreux +21 = 84 soit 98/100

Hillebrand Chardonnay 2003 'Glendake Vinyard' Barrique #4186 Chêne Tronçais 30$ 91/100

fruité +11, intense +12, profond +13, puissant +10= 46 soit 89/100

 

Expérience fascinante, des trois bouteilles en provenance du vignoble de Froese nous pouvons déjà apercevoir comment le chêne de Nevers élève la présence du fruit, donne du volume et de la puissance aux raisins.   Dans la seconde moitié au vignoble Glendake, la barrique de Nevers prends toute sa gloire et nous donne un superbe vin.   Rendant la présence du fruit au maximum, donnant de la complexité et de la structure, c'est ce que l'on demande à une barrique de chêne   et ce qu'elle peut faire lorsque nous avons la matière première.   Nous retrouvons alors dans la barrique #2363 un très beau vin , autant techniquement avec la Notation Presto (84 soit 98/100), que subjectivement (94/100).

Dans les deux cas du chêne de Vosges, la notation presto nous démontre bien qu'il ne réussi pas à transcender le vin.   Il serait alors intéressant de   le comparer avec une bouteille non boisée pour vérifier si le vin s'élève tout de même par la présence en barrique.

Nevers, dans les deux vignobles, sort gagnant et Vosges, perdant !   Mais le grand gagnant sera le dégustateur qui avec cet exercice pourra rapporter une bouteille de la barrique #2363 pour 30$ , la comparer à un Meursault et dire Merci à Hillebrand !

 

 


Les Grands Bourgognes

Corton-Charlemagne 1999

Nous avons dégusté à l'aveugle les Corton-Charlemagne du Domaine Jacques Prieur et de Louis Latour. La minéralité du second révélait son identité tandis que la complexité, la profondeur et la texture dense chantait à toute voix l'identité du premier. Dès le départ ma préférence allait vers Prieur où une subtile acidité à l'entrée en bouche donnait tout son équilibre à la puissance du fruit et à la densité du nectar.

Jacques Prieur, Corton-Charlemagne 1999

22 grâce, 19 charpenté, 17 ontueux, 19 voluptueux = 77 pour 95% ; subjectif 95%

En ce qui a trait au Corton-Charlemagne, le temps fait son oeuvre et après cinq ans nous en sommes qu'au tout début de l'évolution de ces grands vins. Plus on attendait pour déguster le CC de Latour, plus la complexité du vin augmentait, jusqu'à dépasser tout le plaisir donné par celui de Prieur.

Louis Latour, Corton-Charlemagne 1999

18 sphérique, 16 dessiné, 19 racé, 18 intense =71 pour 95% : subjectif 94%

Nous devons retenir que ces vins peuvent vieillir et leur oxigénation en est la preuve.

Chevalier-Montrachet et Montrachet 1999 de Jacques Prieur

Il y a un an déjà le Chevalier-Montrachet était très fermé mais tout de même un vin étonnant. Aujourd'hui le liquide nous donne un apperçu de sa puissance et d'une superbe longueur en bouche; seul nous aurions eu droit à un vin phénoménal.

Accompagné de son grand frère, nous devons nous incliner devant le roi. Le grand Montrachet impressionne, il domine, non seulement une marche plus haut mais un étage au complet! La différence demeure si grande qu'elle est difficile à croire. L'Unique Grand Cru se proclame devant tous les autres vins comme s'ils n'étaient que des vins d'appellation Village, ainsi même devant les grands rouges.

1999 Chevalier-Montrachet de Jacques Prieur

22 grâce, 21 structure, 13 profond, 22 équilibre = 78 pour 96% : subjectif 96%

1999 Montrachet de Jacques Prieur

22 grace, 22 raffiné, 23 complexe , 24 grand = 91 pour 98%: subjectif 97%

  1. Subjectivement, la différence entre les quatres vins n'est que d'un point chacun: 94 pour le CC de Latou , 95% pour celui de Prieur; Chevalier -Montrachet 96 et Montrachet 97. Seul à l'aide de la Notation Presto pouvons nous appercevoir l'énorme différence entre le Montrachet et les trois autres: la grandeur et la complexité de la texture ainsi que l'évaluation finale du vin, font la différence. Bien que je ne m'en suis pas apperçu en prenant mes notes, on peut constater aussi que les trois vins de Prieur se retrouve avec la même note et qualificatif au niveau de l'axe du fruit soit la grâce (+22), très intéressant!





Puligny-Montrachet 2000

Au cours des derniers jours, nous avons dégusté trois grands Puligny-Montrachet 2000. La surprise : Les Combettes de Marc Jomain. Déjà dégusté l'an dernier, il demeurait fermé mais nous donnait espoir. Le vin s’est depuis ouvert et procure toute la satisfaction d'un grand Bourgogne découlant de la mise en cave.

Le nez intense, la bouche grasse et complexe, ample, savoureuse et une finale longue et persistante; un grand vin blanc qui saura même ouvrir les yeux et l'esprit du connaisseur de rouge vers un monde nouveau, comme il arrive souvent avec un très bel exemple du savoir-faire d'un bon producteur bourguignon exploitant un terroir exceptionnel.

Il reste quelques bouteilles à la Signature de Montréal et de Québec et souvenons nous qu'il est peu probable que nous puissions revoir un vin de cette qualité à un tel prix ! Surveillez les 2001, les 2002 et nous pleurons les 2003.

Puligny-Montrachet premier cru Les Combettes Marc Jomain 2000 , +00736793 , 59,00 $

Notation Presto©

+16 délicat, +17 harmonieux, +17 onctueux,+18 chaleureux =68 soit 93/100

Le Puligny-Montrachet premier cru Les Pucelles de Marc Jomain 2000 est lui épuisé depuis belle lurette. Déjà il y a deux ans, le vin était ouvert et les arômes comme la bouche nous rappelaient ce terroir merveilleux qu'est le Montrachet. Servi à l'ouverture de La Signature aux Ailes de la Mode à Montréal, les bouteilles disponibles se sont vite écoulées et ce vin n'a jamais déçu.

Comme la plupart de ces grands vins de Bourgogne, on ne doit pas faire l'erreur de le boire trop frais, ni trop rapidement. Conservez les seaux à glace pour les petits vins d'été mais laissez rapidement le bon Bourgogne hors du froid et observez le vin s'oxygéner et évoluer à la température de la pièce. Il prendra de l'ampleur et de la complexité, et se goûtera entre les rouges sans problème… patience et modération rapportent grandement.

Puligny-Montrachet premier cru Les Combettes Jacques Prieur 2000 , CUP 00011373 003406 , 103,00 $

Nous montons ici d'un cran au niveau du prix mais la qualité suit, dans la même veine, le vin vient de s'ouvrir dans les derniers mois, il nous procure un peu plus d'amplitude de saveur et de complexité. Servi un peu trop frais au Salon des Vins, l'amateur patient aura su laisser réchauffer son verre pour découvrir une intensité et une matière en grande expansion. Lors d'une soirée subséquente, on a conservé du précieux liquide dans son verre lorsque suivi par un Sassicaïa 96, un Châteauneuf LaNerthe 2001 et un Château Clarke 2000 trois superbes rouges, le blanc nous étourdit toujours d'arômes étonnement denses. Il est assurément rendu à la température de la pièce et il fait chaud, les heureux qui en ont toujours dans leur verre seront surpris et comblés à chaque retour. On n’a qu'à mettre son nez au dessus du verre pour se rappeler tout le plaisir demeurant à l'intérieur: du grand vin.

Notation Presto©

+21 mûr, +18 racé, +20 velouté, +20 pénétrant =79 soit 96/100

En suivant le lien de la Notation Presto© vous pouvez y découvrir les principes de base pour une notation rapide et une acquisition du vocabulaire du vin à votre propre niveau. Vous pouvez vous pratiquer en téléchargeant une base de données pour ordinateur Windows ou Mac OSX.



Dégustateur 1.0 gratuit et sans frais pour Windows et Mac OS

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La Version 1.0 du Dégustateur existe aussi pour le Palm mais si la Notation Presto de base y est incluse, elle n'est pas calculée. Ceci ne se fait que sur ordinateur PC ou Mac. Les versions Palm procure l'avantage de la transportabilité, en succursale par exemple, il est facile de trouver la liste des meilleurs vins dégustés ou de vérifier le millésime avant d'acheter. Bien sûr, à table, il est plus agréable de prendre des notes en 4 clicks et une photo de la bouteille (si vous possédez un Zire) que de sortir du papier ou son portable.


Lien pour installation Palm OS seulement

Dégustateur 1.0 , 2.0 et 3.0


Dégustateur 1 Juin 04 1J04 pour Palm OS disponible chez PalmGear.com

Plus de 100 vins arrivant sur le marché avec cote de Robert Parker, du Wine Spectator, de la Revue des Vins de France, Bettane-Dessauve ou Gamberro Rosso . Base de données JFile pour Palm OS avec téléchargement à partir d'un ordinateur Windows.

A little more than a 100 wines just arriving on the market with quotes from Robert Parker, Wine Spectator, RVF, Gambero Rosso or Bettane/Dessauve in Degustateur 1.0 format in French but it does not make much of a difference when you read the Domaine and the numerical quotes! A JFile database


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Tous les menus déroulants pour la dégustation: la robe, le nez, l'entrée en bouche, le retour, la finale même l'oxigénation et la mâche en plus de la notation Presto avec vocabulaire entier. Une base de données efficace pour vos notes et vos recherches d'annotations: avec ou sans la version complete de JFile 5,61 Paiement sécurisé


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Pour avoir accès à plus d'une base de données à la fois, la version complète de JFile pour Palm OS





 

Château de la Gardine Châteauneuf-du-Pape 2007 , Code SAQ : 00022889, 35,50 $

Parés Baltà Brut Cava mousseux, Code SAQ : 10896365, 14,80 $

Merlot Vila Marija Movia 2007 , Code SAQ : 11194867, 23,85 $

Château de Valcombe Prestige Costières de Nîmes 2007 , Code SAQ : 11253821, 13,05 $


Wine Advocate sur le millésime 2009 dans le Rhône:

 

''...the good news is that 2009 is looking like a potentially superb vintage. Even if you miss out on the 2007 vintage, 2009 may come close to rivaling that stupendous year...''- Robert Parker (October 2009)


Wine Spectator au sujet du millésime 2009:

 

''In 2009, Mother Nature smiled on France-every major region enjoyed a beautiful growing season...The good news just keeps on coming for France's Rhône Valley, which appears by all accounts to have enjoyed a scintillating harvest in 2009.''- James Molesworth (December 3, 2009)